Point minuscule sur le globe, Malte et son archipel, recèle bien des trésors qu'il faut savoir découvrir. De si petites îles dotées d'une histoire si grande dont celle de Paul, l’apôtre naufragé, une des stars d’ici. Malte, l'impudique, se laissa courtiser et conquérir bien des fois. Aujourd'hui, elle daigne se dévoiler pourvu que l'on sache si prendre. Au delà des balcons fermés, multicolores et endémiques, qui s'affichent aux façades usées de bâtiments anciens, par delà les murailles cyclopéennes des chevaliers à la croix blanche, se cachent, ici et là ; des temples mégalithiques construits, sans doute, par des géants il y a près de 6000 ans ; une grotte de la mythique nymphe Calypso qui sut par ses charmes retenir Ulysse pendant sept ans ; de modestes villages restés authentiques et leurs églises aux allures de cathédrales ; une capitale, La Valette, qui se donne des airs de San Francisco avec au cœur une cathédrale capitale qui cache bien son jeu, modeste à l'extérieur mais, en dedans, si riche qu'elle mérite tous les superlatifs ; et bien sûr la mer, partout, bleue et surtout marine comme sur les catalogues, limpide et fraîche, avec en contrepoint la roche et les pierres taillées des hommes décorant un paysage arrondi aux cultures en espalier. Une minéralité beige, ocre et jaune qui sied à merveille aux couleurs maritimes bleu de prusse. Un paysage où les dômes, les clochers et les tours des édifices religieux émergent des entassements de maisons aux formes cubiques des cités blanches et qui semblent s’observer d’une colline à l’autre. A Malte, on roule plus souvent au milieu qu’à gauche. Les panneaux marquant le stop aux carrefours sont sûrement décoratifs. On y circule en voitures sales et lilliputiennes ou en bus antiques et déglingués. On y parle des langues variées dont celle de la distinguée Elizabeth. Malte vaut plus que le détour, Malte vaut le voyage … un voyage de Gulliver.

Voir mais surtout savoir regarder …